La boulimie de compensation
L'envie irrationnelle de manger est définie comme la recherche de réconfort auprès des aliments, la nourriture exerce alors une emprise sur la personne. Ce qui pousse à vider une boîte de biscuits n'est pas la faim mais simplement une gratification instantanée.
Comprendre la boulimie de compensation
Quand la personne commence à manger, il lui est impossible de s'arrêter, la texture molle et bourrative des aliments sucrés peut être très satisfaisante pour la bouche comme pour les papilles. Les glucides comme le pain et les pâtes ont également un effet calmant, tandis que le chocolat contient une substance qui produit une sensation chimiquement comparable à celle de l'état amoureux. Rien d'étonnant que certaines personnes se tournent vers ces aliments pour donner un coup de pouce à leur humeur.
Faire appel aux aliments de cette façon indique clairement que tout ne va pas pour le mieux sur le front psychologique.
Si vous réprimez beaucoup de colère, de tristesse ou de frustration, ou si vous refoulez ce que vous voudriez dire, et que vous devenez stressé, nerveux, irritable ou agité, manger est une façon d'essayer d'aller mieux.
Mais ce n'est pas en mangeant que l'on se sent moins seul, qu'on se débarrasse d'une dépression ou de l'ennui, ni même qu'on se détend ou qu'on se stimule. Certains aliments sont apaisants et aident à se sentir mieux à court terme mais ils ne changent rien à votre état d'esprit, ils vous rendent simplement plus gros.
Certains aliments, comme le pain, les glaces, les pâtisseries, le chocolat font augmenter le taux de sucre dans le sang. Quand le taux de sucre augmente brusquement l'organisme produit énormément d'insuline, nécessaire à l'assimilation des glucides. Les boissons comme le thé ou le café donnent un coup de fouet parce qu'ils font augmenter le taux d'insuline dans le sang. Après coup, le taux de sucre descend encore plus bas dans le sang, ce qui incite à se jeter à nouveau sur ce type d'aliments.
Pour sortir de ce cercle vicieux il faut éviter les apports brusques de sucre.
Il faut contrôler tous les aliments qui n'assouvissent pas la faim : gâteaux, biscuits, boissons sucrées, café, thé, chocolat, alcool, et surtout avoir une alimentation équilibrée qui apporte suffisamment de glucides complexes (légumes secs, céréales complètes) qui favorisent la libération lente et progressive de sucre dans le sang.
Comment perdre la mauvaise habitude de la boulimie de compensation ?
Si vous faites de la nourriture une béquille psychologique, le résultat, taille en expansion et graisse superflue, risque de vous causer un choc. En outre, n'ayant pas résolu vos problèmes réels, vous risquez de vous enfermer dans un cercle vicieux, qui rendra impossible toute perte de poids.
Voici quelques recommandations :
Quand vous êtes sur le point de manger faites une pause et réfléchissez à ce que vous ressentez vraiment : c'est de la colère, de l'ennui, un sentiment de solitude ? Notez les sentiments et les émotions qui vous poussent à plonger la main dans le paquet de biscuits.
Identifiez et admettez ce que vous ressentez. Déterminez la raison pour laquelle vous avez recours aux aliments, remplacent-ils l'amour, l'amitié ? Mangez-vous pour vous calmer, pour vous sentir moins angoissé ? Une fois la cause profonde isolée vous saurez mieux ce que vous devez faire.
Quelles mesures prendre ? La réponse n'est pas toujours évidente, mais il y en a toujours une et la moindre action est toujours un pas dans la bonne direction. Ainsi si le fond du problème est la colère vous produisez de l'adrénaline et des hormones en excès. Il s'agit alors de faire du sport (marcher vite, courir, nager, faire du vélo) pour dissiper ces substances chimiques qui envahissent votre corps. Si au contraire vous êtes angoissé, la musique douce, un bain aromatique, un massage, vous seront bénéfiques. Au lieu de réprimer vos sentiments parlez à quelqu'un de confiance ou à un professionnel.
Essayez de vous sevrer progressivement en vous forçant à attendre 10 minutes avant de manger. Chaque fois attendez 5 minutes de plus. Pendant ce temps profitez-en pour noter vos sentiments et adonnez-vous à une activité de substitution (marcher, faire de la relaxation, etc.).
Une fois que vous saurez quels changements vous devez apporter à votre vie vous serez moins le jouet de vos émotions. Vous identifierez mieux ce que vous ressentez et progressivement vous n'éprouverez plus le besoin de manger pour vous réconforter, vous aurez bien d'autres choses plus bénéfiques à faire.
Sortons ensemble du cercle vicieux
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